Télécharger l'app

Scanne. C'est dans ta poche.

QR Code — Dygest

Ouvre l'app Appareil photo, pointe sur le code. C'est gratuit à l'essai.

Pour un management participatif

Pour un management par­ti­ci­pa­tif

Pierre Goguelin, Guy Mitrani

Associer les équipes aux décisions

Écouter l'extrait du podcast :
0:00 --:--

Description

Dans la plupart des entreprises, la décision circule dans un seul sens : du haut vers le bas. Un dirigeant tranche, un cadre relaie, une équipe exécute. Celui qui connaît le mieux le problème — l'opérateur à son poste, le technicien devant la machine, l'employé au guichet — est souvent le dernier informé de ce qui le concerne. Il voit le dysfonctionnement tous les jours, il sait pourquoi ça coince, mais personne ne le lui demande. Pierre Goguelin et Guy Mitrani partent de ce gaspillage-là, celui d'une intelligence qui existe dans l'entreprise et qu'on laisse sur le carreau.

Leur livre défend une idée simple à énoncer, difficile à tenir : associer vraiment les équipes aux décisions qui les touchent. Pas une boîte à idées oubliée près de la machine à café, pas une consultation de façade dont la conclusion est écrite d'avance. Une méthode outillée, avec ses étapes, ses groupes de travail, ses règles du jeu. Goguelin, psychologue du travail, et Mitrani, praticien du conseil, ne parlent pas de bonne volonté managériale. Ils parlent d'organisation.

Au centre de leur démarche, il y a une méthode portant un nom un peu étrange, née de l'observation de terrain. Elle propose de renverser le sens habituel de la circulation des problèmes dans l'entreprise, et de faire du chef autre chose qu'un donneur d'ordres. Reste à savoir ce que ce renversement change vraiment, et à quelles conditions il tient debout.

La question que l’on se pose : Et si les gens qui font le travail étaient les mieux placés pour décider comment le faire ?Ce que l’on va voir : Comment une méthode venue du terrain propose de renverser le sens des décisions dans l'entreprise, et ce que ce renversement coûte.

Sommaire

01

Chapitre 1 — La décision confisquée en haut de l'or­ga­ni­gramme

Le point de départ de Goguelin et Mitrani est un constat qu'on a tous croisé : dans l'organisation classique, héritée du modèle taylorien, penser et faire sont séparés. Il y a ceux qui conçoivent le travail, en haut, et ceux qui l'exécutent, en bas. Cette coupure a eu son efficacité à une époque, celle de la production de masse et des tâches répétitives. Mais elle laisse de côté une ressource énorme : la connaissance concrète que les opérateurs accumulent à force de faire.

Cette connaissance n'est pas théorique. L'ouvrier sait quelle pièce coince, à quel moment la cadence devient intenable, pourquoi telle procédure rallonge inutilement le travail. L'employé de bureau sait quel formulaire génère des erreurs, quelle étape fait perdre une demi-journée. Ce savoir-là ne remonte presque jamais, parce que l'organigramme n'a pas prévu de canal pour ça. Les décisions se prennent loin du terrain, par des gens compétents mais qui ne voient pas le détail quotidien.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

02

Chapitre 2 — Prado-Tropiques — faire remonter les problèmes du bas

La méthode que proposent les auteurs porte un nom de lieu : Prado-Tropiques, du nom de l'endroit où elle a été élaborée et testée. L'idée tient dans une inversion. Au lieu que les problèmes soient identifiés et traités en haut, puis redescendus en consignes, ils sont identifiés et travaillés par ceux qui les vivent, en bas, puis remontés sous forme de propositions construites. Le sens de circulation habituel est pris à contre-pied.

Concrètement, la démarche s'appuie sur des groupes de travail réunissant les personnes directement concernées par une situation. Ces groupes ne se contentent pas de râler ou de signaler : ils suivent un cheminement structuré. On formule le problème, on l'analyse, on cherche ses causes réelles plutôt que ses symptômes, on élabore des solutions, on les teste. Le groupe ne se substitue pas à la hiérarchie — il lui apporte une matière qu'elle n'aurait pas pu produire seule.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

03

Chapitre 3 — Le chef qui change de métier

Le management participatif demande au responsable un déplacement inconfortable. Tant que décider, c'est trancher seul et transmettre, le rôle du chef est net : il sait, il ordonne, il contrôle. Dès lors qu'on associe l'équipe, ce rôle se brouille. Le chef ne doit plus seulement produire des décisions, il doit produire les conditions pour que de bonnes décisions émergent d'ailleurs que de lui. Ce n'est pas la même compétence.

Goguelin, en psychologue du travail, décrit ce que cela implique. Le responsable devient animateur autant que décideur. Il fait parler sans juger trop vite, il reformule, il aide le groupe à ne pas s'égarer, il garantit que chacun puisse contribuer sans craindre de représailles. Il doit aussi supporter de voir émerger des solutions auxquelles il n'avait pas pensé, parfois meilleures que les siennes. Pour beaucoup de managers formés à l'autorité, c'est vécu comme une perte, pas comme un gain.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

04

Chapitre 4 — Quand la par­ti­ci­pa­tion ne tient pas

Si Goguelin et Mitrani prennent la peine de poser une méthode aussi outillée, c'est qu'ils ont vu la participation échouer, et pas une fois. Le management participatif a connu plusieurs vagues d'engouement, et autant de retombées. Chaque fois, on relance des cercles de qualité, des groupes d'expression, des démarches de concertation ; chaque fois, une partie s'essouffle au bout de quelques mois. Comprendre pourquoi dit beaucoup sur ce qu'exige vraiment l'idée.

La première condition est le pouvoir réel. Associer les équipes ne veut rien dire si la marge d'action concédée est nulle. Demander à des gens de réfléchir à des problèmes dont la solution ne dépend pas d'eux, c'est les mobiliser pour rien. La participation suppose qu'on accepte de partager une part de décision, pas seulement de la parole. Là est le test : une direction qui veut l'adhésion sans céder un gramme de pouvoir fait de la communication, pas du management participatif.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

05

Conclusion

Goguelin et Mitrani ne vendent pas une recette miracle. Ce qu'ils proposent, avec Prado-Tropiques, c'est une façon disciplinée de reconnaître une évidence : ceux qui font le travail en savent quelque chose qu'aucun organigramme ne sait capter autrement. Inverser le sens de circulation des problèmes, structurer leur remontée, transformer le chef en animateur de décision plutôt qu'en seul décideur — tout cela vise à récupérer une intelligence que l'entreprise taylorienne laissait perdre.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !