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Ce livre vous fera gagner du temps

Ce livre vous fera gagner du temps

Fabien Olicard

Gagner du temps sans courir plus vite

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Description

On connaît tous cette phrase, la nôtre ou celle d'un proche : « je n'ai pas le temps ». Elle sort le matin devant une to-do qui déborde, le soir quand on réalise qu'on n'a rien coché, le week-end quand les deux jours filent sans qu'on sache où. Fabien Olicard, mentaliste devenu auteur à succès, part exactement de là dans son bouquin au titre franc, « Ce livre vous fera gagner du temps ». Son point de départ n'est pas une méthode mais un constat : la plupart du temps, on ne manque pas de temps. On le gère mal, on le laisse s'évaporer, on en perd des quantités à des endroits qu'on ne regarde même pas.

L'angle est contre-intuitif, et c'est ce qui le rend intéressant. Dans une culture de la productivité où « gagner du temps » veut dire aller plus vite, faire plusieurs choses à la fois, optimiser chaque trajet, Olicard propose l'inverse. Courir plus vite, selon lui, fait perdre du temps : on se disperse, on refait, on s'épuise. Le temps ne se gagne pas en accélérant, il se gagne en décidant mieux ce qu'on fait et ce qu'on ne fait pas.

Derrière la promesse un peu commerciale du titre se cache une idée simple à expliquer et difficile à appliquer : notre rapport au temps est d'abord un problème d'attention et d'habitudes, pas de minutes disponibles. Reste à voir comment un mentaliste, dont le métier consiste justement à observer comment l'esprit se laisse berner, transforme ça en gestes concrets.

La question que l’on se pose : Pourquoi a-t-on en permanence l'impression de manquer de temps alors que la plupart d'entre nous en gaspillent chaque jour sans le voir ?Ce que l’on va voir : Comment on sort de cette illusion en apprenant à trier, à automatiser et à redéfinir ce que « gagner du temps » veut vraiment dire.

Sommaire

01

Chapitre 1 — Le temps qu'on ne manque pas vraiment

Olicard commence par démonter la phrase la plus répandue du vocabulaire moderne : « je n'ai pas le temps ». Dans la quasi-totalité des cas, soutient-il, c'est faux. On a le temps. Ce qu'on n'a pas, c'est la clarté sur l'endroit où il part. Son argument tient à une observation de mentaliste : l'esprit humain est très mauvais pour estimer ses propres durées. On surestime le temps qu'on consacre à ce qui compte, et on sous-estime massivement celui qu'on laisse filer dans les interstices.

Ces interstices, il les appelle les fuites. Les notifications qu'on vérifie trente fois par jour, chaque fois pour trente secondes qui s'additionnent en heures. Le scroll machinal entre deux tâches. Le mail qu'on rouvre cinq fois sans y répondre. Le « je regarde vite un truc » qui dure quarante minutes. Mis bout à bout, ces micro-moments représentent, selon les estimations qu'il cite, plusieurs heures par jour chez beaucoup de gens — un temps qu'on ne ressent jamais comme perdu parce qu'il est fragmenté.

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02

Chapitre 2 — Trier avant de ranger : la guerre aux fausses urgences

Une fois les fuites repérées, Olicard s'attaque au cœur du problème : on travaille sur les mauvaises choses. Pas parce qu'on est paresseux, mais parce qu'on confond ce qui est urgent avec ce qui est important. L'urgent crie, l'important murmure. Un mail marqué « urgent » attire l'œil ; un projet de fond qui changerait vraiment la donne attend, lui, sans faire de bruit. Résultat : on passe ses journées à éteindre des feux allumés par d'autres, et on ne touche jamais à ce qui compte pour soi.

Pour trancher, il reprend des outils classiques de gestion du temps et les rend praticables. Distinguer les tâches selon deux axes, leur importance réelle et leur urgence réelle, pour voir apparaître une vérité gênante : une grande partie de ce qu'on fait dans la journée n'est ni l'une ni l'autre. Ce sont des tâches qu'on exécute par réflexe, par politesse, ou parce qu'elles sont faciles et qu'elles donnent l'illusion rassurante d'avancer. Cocher une petite case fait du bien ; ça ne fait pas forcément progresser.

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03

Chapitre 3 — Les au­to­ma­tismes qui tiennent le gouvernail

C'est le pilier le plus personnel du livre, et celui où le mentaliste parle le plus en connaissance de cause. Olicard défend l'idée que la volonté est une ressource limitée qui s'épuise dans la journée. Chaque décision, même minuscule — quoi manger, par quoi commencer, répondre maintenant ou plus tard — consomme un peu de cette énergie. À force de décider tout, tout le temps, on arrive fatigué devant les vrais choix. La solution n'est pas d'avoir plus de volonté, c'est d'en avoir moins besoin.

D'où les routines. Transformer en automatisme ce qui, sinon, demanderait un arbitrage à chaque fois. Si les premières heures de la journée sont toujours structurées de la même manière, on ne les redécide pas chaque matin : elles roulent seules, et la tête reste libre pour l'important. Olicard parle de ses propres rituels sans les vendre comme recette universelle ; l'idée n'est pas d'imiter les siens, mais de comprendre le mécanisme. Une bonne routine, c'est une décision prise une fois pour toutes, qui s'économise ensuite des centaines de fois.

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04

Chapitre 4 — Pourquoi une minute gagnée n'est jamais une minute en plus

Si on prend un peu de hauteur sur le livre d'Olicard, on voit qu'il ne parle pas vraiment de temps. Il parle d'attention. Toutes ses méthodes — repérer les fuites, trier les urgences, automatiser le répétitif — convergent vers la même idée : le temps n'est pas une quantité qu'on remplit, c'est un flux d'attention qu'on dirige. On ne peut pas créer des heures ; tout le monde a les mêmes vingt-quatre. Ce qu'on peut faire, c'est décider à quoi on accorde son regard, et pendant combien de temps.

C'est pour ça que le titre, un peu racoleur, est trompeur dans un sens intéressant. Le livre ne fait pas gagner du temps au sens où on croit — il ne rajoute rien au compteur. Il fait plutôt récupérer un temps qu'on avait déjà et qu'on offrait, sans s'en rendre compte, à des choses qu'on n'avait pas choisies. Le gain n'est pas une addition, c'est une restitution. On ne court pas plus vite : on arrête de courir dans le vide.

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05

Conclusion

On revient à la phrase du début, « je n'ai pas le temps ». Après Olicard, elle sonne autrement. La plupart du temps, on en a ; on le laisse simplement filer par des fuites qu'on ne regarde pas, on le dépense sur de fausses urgences, et on s'épuise à redécider sans cesse les mêmes petites choses. Repérer les miettes, trier avant de ranger, automatiser le répétitif : les trois gestes du livre ne demandent pas de courir plus vite, ils demandent de voir plus clair.

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