Les 7 étapes du lâcher-prise
De l'agitation à la quiétude
Description
On connaît tous le conseil, et on sait tous qu'il n'aide pas : « lâche prise ». On nous le lance au moment précis où l'on serre le plus fort — une rupture qu'on ne digère pas, un enfant qui s'éloigne, un deuil, un projet qui échoue, une personne qu'on voudrait changer. L'injonction tombe comme une évidence et repart aussi sec, parce que personne ne dit jamais comment on fait. Comme si la quiétude était une décision qu'il suffisait de prendre, un interrupteur qu'on refuse d'actionner par entêtement.
Colette Portelance, psychothérapeute et formatrice québécoise, a passé sa vie à accompagner des gens coincés dans cette agitation-là. Son livre refuse justement de traiter le lâcher-prise comme un claquement de doigts. Elle en fait un parcours — sept étapes qui se suivent, chacune avec son travail propre, ses résistances, ses petites victoires. Pas une méthode miracle, plutôt un itinéraire intérieur qu'on emprunte à son rythme, souvent en trébuchant.
Et son point de départ désarçonne un peu : pour elle, le lâcher-prise n'a rien à voir avec l'indifférence ou la résignation. Ce n'est pas se détacher de ce qu'on aime, ni baisser les bras. C'est presque le contraire. Reste à voir comment on passe concrètement du nœud dans la poitrine à quelque chose qui ressemble enfin à la paix.
La question que l’on se pose : Comment passe-t-on vraiment de l'agitation intérieure à la quiétude, quand « lâcher prise » reste un conseil creux tant qu'on ne sait pas par où commencer ?Ce que l’on va voir : Le cheminement que propose Portelance pour dénouer ce qui nous retient, étape après étape, jusqu'à un point d'arrivée qu'on n'attendait pas forcément là.
Sommaire
01 Chapitre 1 — Chapitre 1 — Ce que lâcher prise ne veut pas dire
Avant de proposer la moindre étape, Portelance passe du temps à démonter les malentendus. Et il y en a beaucoup, parce que le mot traîne une réputation suspecte. Dans l'imaginaire courant, lâcher prise voudrait dire se résigner, abandonner, arrêter de se battre. En gros, une forme élégante de capitulation. Son livre entier s'écrit contre cette confusion.
Lâcher prise, dit-elle, ce n'est pas devenir indifférent à ce qui nous touche. Ce n'est pas cesser d'aimer la personne dont on voudrait se libérer, ni faire semblant qu'un deuil ne fait plus mal. On peut tenir énormément à quelqu'un et lâcher la volonté de le contrôler. Ce qu'on relâche, ce n'est pas l'attachement — c'est l'emprise, le besoin que les choses et les gens se plient à ce qu'on a décidé pour eux.
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02 Chapitre 2 — Chapitre 2 — Accepter ce qui est, nommer ce qui résiste
Les premières étapes du parcours tournent autour d'un mot que Portelance manie avec prudence : l'acceptation. Non pas l'acceptation béate, mais celle qui consiste d'abord à regarder la situation en face, telle qu'elle est, sans la décorer ni la fuir. Tant qu'on se raconte que « ça va s'arranger » ou qu'« au fond ce n'est rien », on ne lâche rien — on anesthésie. La première chose à faire, pour elle, c'est admettre qu'on tient. Admettre la prise avant de la défaire.
Vient ensuite tout le travail sur l'émotion. Portelance, formée à l'approche non directive créatrice qu'elle a elle-même développée, accorde une place énorme au ressenti. Elle invite à accueillir ce qui monte — la colère, la peur, la tristesse, la honte — plutôt qu'à le refouler au nom de la sérénité. On ne lâche pas une émotion en décidant de ne plus la sentir. On la traverse. Nommer précisément ce qu'on éprouve, le dire avec des mots justes, c'est déjà desserrer la main.
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03 Chapitre 3 — Chapitre 3 — De la responsabilité au pardon
Le milieu du parcours fait un virage délicat : la responsabilité. Pour Portelance, lâcher prise suppose à un moment de se demander quelle est sa part. Pas pour se flageller, surtout pas. Mais parce que tant qu'on attribue toute sa souffrance à l'autre, à la vie ou au hasard, on reste dépendant de ce qui nous a blessés. Se reconnaître acteur de sa propre histoire, même d'une petite part, c'est reprendre un pouvoir qu'on avait cédé.
Elle distingue soigneusement responsabilité et culpabilité. La culpabilité enferme : elle rejoue la faute en boucle et paralyse. La responsabilité, elle, ouvre une marge de manœuvre. Dire « voilà ce qui m'appartient dans cette situation » n'est pas s'accuser, c'est retrouver un levier. Et souvent, ce travail révèle que ce qu'on cherchait à contrôler chez l'autre renvoyait à quelque chose de non réglé chez soi — une blessure ancienne, un manque, une attente jamais formulée.
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04 Chapitre 4 — Chapitre 4 — Le lâcher-prise comme chemin vers soi
Là où l'on attendrait que le parcours s'achève sur le calme, le détachement, une sorte de retrait paisible du monde, Portelance aboutit à tout autre chose : l'affirmation de soi. C'est le point qui donne au livre sa cohérence et le distingue des approches qui font du lâcher-prise une discipline du renoncement. Chez elle, on ne lâche pas pour disparaître. On lâche pour enfin s'appartenir.
La logique se tient. Si l'on passe tant d'énergie à contrôler les autres, à vouloir que le passé soit différent, à porter des ressentiments, c'est souvent faute d'avoir posé ses propres besoins et ses propres limites. On serre les choses extérieures parce qu'on ne tient pas fermement sur son axe intérieur. En desserrant cette prise, on libère de la place — et cette place, Portelance invite à l'occuper par une présence à soi plus affirmée. Dire ce qu'on ressent, poser ce qu'on veut, refuser ce qui ne nous convient pas.
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05 Conclusion
On repart donc de là où l'on avait commencé, mais le conseil « lâche prise » a changé de sens. Ce n'était pas une invitation à moins tenir à ce qui compte, encore moins à se résigner. C'était, chez Portelance, un chemin en sept temps : reconnaître la prise, accepter le réel, accueillir l'émotion, défaire les croyances, assumer sa part, pardonner, et finir par s'affirmer. Le calme n'est pas au début du parcours comme une décision à prendre, il est au bout comme un fruit.
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