Télécharger l'app

Scanne. C'est dans ta poche.

QR Code — Dygest

Ouvre l'app Appareil photo, pointe sur le code. C'est gratuit à l'essai.

Les 21 super pouvoirs des enfants avec un TDAH

Les 21 super pouvoirs des enfants avec un TDAH

Martine Prat

Le TDAH vu par ses atouts

Écouter l'extrait du podcast :
0:00 --:--

Description

Un bulletin, une réunion avec la maîtresse, un diagnostic posé en quelques lignes : « déficit de l'attention, hyperactivité ». Le mot déficit est là, d'entrée. Il dit un manque, un trou, quelque chose qui devrait être là et qui n'y est pas. Pour beaucoup de parents, c'est par cette porte-là qu'on entre dans le TDAH — par la liste de ce que l'enfant n'arrive pas à faire : rester assis, finir un exercice, attendre son tour, tenir son cartable rangé. On compte les défauts avant d'avoir regardé l'enfant.

Martine Prat, formatrice et coach spécialisée sur le sujet, prend le problème exactement à l'envers dans Les 21 super pouvoirs des enfants avec un TDAH. Son pari est simple à énoncer et beaucoup moins simple à tenir : et si on listait d'abord ce que ces enfants savent faire mieux que les autres ? Pas pour nier les difficultés — elles sont réelles, elles coûtent cher à l'école comme à la maison — mais pour arrêter de les regarder comme la seule chose qui définit l'enfant. Le mot « super pouvoirs » sonne un peu grand, carrément héroïque. Derrière, il y a une idée sobre : un cerveau câblé autrement produit aussi des forces, pas seulement des ratés.

Changer de point de départ ne relève pas de la pensée positive. C'est un déplacement de regard qui change ce qu'on voit, puis ce qu'on fait. Un enfant qu'on décrit par ses manques apprend à se vivre comme un problème. Le même enfant, décrit par ses appuis, découvre qu'il a des prises sur le monde.

La question que l’on se pose : Et si on décrivait le TDAH par ce que ces enfants réussissent plutôt que par ce qui leur manque ?Ce que l’on va voir : Comment un regard centré sur les forces change à la fois l'image que l'enfant a de lui-même et la façon de l'accompagner.

Sommaire

01

Chapitre 1 — La case qui ne dit que ce qui manque

Le TDAH — trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité — est l'un des diagnostics neurodéveloppementaux les plus posés chez l'enfant. Les estimations varient, mais la plupart des études situent sa prévalence autour de 5 % des enfants d'âge scolaire. Derrière le sigle, trois grandes composantes : l'inattention, l'hyperactivité et l'impulsivité, en proportions variables selon les profils. Le vocabulaire médical, lui, est bâti sur le manque. On parle de déficit, de trouble, de défaut d'inhibition. Chaque terme décrit une fonction qui ne marche pas comme attendu.

Prat ne conteste pas ce vocabulaire sur le plan clinique. Elle pointe ce qu'il produit quand il devient la seule grille de lecture de l'enfant. Un bilan, un cahier de liaison rempli de remarques, des bulletins qui reviennent toujours sur les mêmes failles : l'enfant finit par intérioriser une version de lui-même entièrement faite de ce qui cloche. Il ne se sent pas maladroit sur un point, il se sent défaillant en bloc. Et un enfant qui se vit comme un problème ne mobilise plus grand-chose pour apprendre.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

02

Chapitre 2 — Vingt et une forces sous le symptôme

Le cœur du livre, c'est cette liste de vingt et une forces fréquentes chez les enfants avec un TDAH. Prat ne prétend pas que chaque enfant les possède toutes, ni qu'elles sont exclusives à ce profil. Elle décrit des tendances qui reviennent, et surtout elle montre comment chacune est souvent le revers exact d'un symptôme reproché. Le même enfant, décrit deux fois, donne deux portraits opposés selon le mot qu'on choisit.

Prenons l'hyperfocalisation. En classe, c'est l'enfant qui n'entend pas la consigne parce qu'il est absorbé par autre chose. À la maison, c'est celui qui peut passer trois heures sur un projet qui le captive, avec une intensité que peu d'adultes tiennent. La distractibilité, elle, a un envers : une attention flottante qui capte des détails que les autres ratent, un terrain favorable aux associations inattendues, à cette créativité qui relie des choses qu'on ne range pas ensemble d'habitude. L'impulsivité se double souvent d'une spontanéité, d'une capacité à agir vite, à oser, à dire tout haut. L'agitation cache fréquemment une énergie considérable, une capacité d'engagement physique et d'enthousiasme qui, bien orientée, devient un moteur.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

03

Chapitre 3 — Les ranger pour en faire des leviers

Nommer une force ne suffit pas. Dire à un enfant « tu es créatif » sans lui montrer où cette créativité peut servir, c'est un compliment qui retombe vite. La seconde moitié du livre est la plus concrète : comment transformer chacune de ces forces en appui réel, à l'école, à la maison, dans les relations. Prat écrit pour des parents et des accompagnants, et elle reste très au ras du quotidien.

La méthode tient en quelques gestes qui reviennent. D'abord, repérer la force dans l'enfant qu'on a devant soi — pas dans l'enfant idéal de la liste, mais dans celui-là, avec son mélange propre. Ensuite, la nommer explicitement, devant lui, au moment où elle se manifeste : non pas « arrête de bouger » mais « tu as une sacrée énergie, où est-ce qu'on la met ». Puis, lui offrir un terrain où elle peut s'exercer sans se retourner contre lui. L'enfant hyperfocalisé a besoin de projets qui l'absorbent ; l'enfant très physique a besoin de bouger pour apprendre, pas d'être cloué à sa chaise ; l'enfant sensible a besoin qu'on reconnaisse ce qu'il ressent avant de lui demander de se calmer.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

04

Chapitre 4 — Ce que l'école choisit de regarder

Le TDAH se vit partout, mais c'est à l'école qu'il devient un problème identifié, mesuré, consigné. Et ce n'est pas un hasard. L'école repose sur un petit nombre de compétences très précises : rester assis, soutenir son attention sur une tâche imposée, inhiber ses impulsions, organiser son travail dans le temps. Ce sont exactement les fonctions que le TDAH met en difficulté. Autrement dit, ce que l'institution choisit de noter coïncide pile avec ce que ces enfants ont du mal à fournir. Le même enfant, dans un atelier d'art ou sur un terrain de sport, ne serait pas repéré comme déficitaire du tout.

C'est là que le livre de Prat dépasse le cas individuel. En centrant tout sur les forces, il met le doigt sur une question qui déborde le TDAH : un système d'évaluation mesure l'écart à une norme, pas la forme singulière d'une intelligence. Il valorise une certaine façon d'apprendre — linéaire, posée, séquentielle — et compte comme manques toutes les autres. L'enfant qui pense par bonds, qui a besoin de bouger pour réfléchir, qui ne s'allume que sur ce qui le passionne, n'est pas moins intelligent ; il est mal aligné avec l'outil qui le mesure.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

05

Conclusion

Les vingt et une forces de Martine Prat ne transforment pas le TDAH en avantage, et le livre ne le prétend jamais. L'inattention, l'impulsivité, l'agitation restent des difficultés concrètes, à vivre tous les jours. Ce que le livre déplace, c'est l'ordre dans lequel on regarde l'enfant : les appuis d'abord, les obstacles ensuite. De ce simple renversement découle tout le reste — un enfant qui se connaît par ses prises plutôt que par ses manques, un parent qui attrape autre chose que les ratages, un accompagnement qui s'appuie sur du solide pour travailler le fragile.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !