Télécharger l'app

Scanne. C'est dans ta poche.

QR Code — Dygest

Ouvre l'app Appareil photo, pointe sur le code. C'est gratuit à l'essai.

L'art de la prospection

L'art de la prospection

Mitsou Darmouni, Claude-Olivier Bonnet

Prospecter et rentrer des mandats

Écouter l'extrait du podcast :
0:00 --:--

Description

Dans l'immobilier, on imagine volontiers le métier du côté de l'acheteur : la visite, le coup de cœur, les clés qu'on tend à un couple ému. Mitsou Darmouni et Claude-Olivier Bonnet, deux professionnels français du secteur, remettent les choses à l'endroit dans L'art de la prospection. Un agent ne vit pas de ceux qui cherchent un bien. Il vit de ceux qui en vendent un. Et avant de vendre quoi que ce soit, il faut d'abord obtenir le droit de le vendre — ce bout de papier qu'on appelle le mandat, et sans lequel un agent n'existe pas.

C'est tout le renversement du bouquin. La vente, au fond, s'occupe presque toute seule : un bien correctement estimé, bien présenté, trouve preneur. Le vrai nerf du métier, celui qui sépare l'agent qui tient dans la durée de celui qui s'épuise, c'est la capacité à rentrer des mandats de manière régulière. Prospecter, donc. Aller chercher les vendeurs là où ils sont, avant les concurrents, et les convaincre de confier leur bien plutôt qu'un autre.

Darmouni et Bonnet écrivent pour des agents, mais leur propos déborde largement l'immobilier. Ils décrivent un geste commercial brut — contacter des inconnus, essuyer des refus, revenir — et la manière dont ce geste, répété avec méthode, se transforme peu à peu en autre chose que de la vente.

La question que l’on se pose : Pourquoi, dans l'immobilier, tout se joue avant la vente — au moment où l'agent cherche à rentrer un mandat ?Ce que l’on va voir : Comment un métier qu'on croit fait de visites et de coups de cœur repose en réalité sur un travail de prospection discipliné, et sur ce qu'il faut pour convaincre un vendeur.

Sommaire

01

Chapitre 1 — Le mandat avant la vente

Darmouni et Bonnet posent d'emblée une idée simple qui change tout : un agent immobilier ne travaille pas pour l'acheteur, il travaille pour le vendeur. L'acheteur, lui, passe d'agence en agence, consulte dix annonces, ne doit rien à personne. Le vendeur, en revanche, signe un mandat — un contrat qui confie le bien à l'agent, parfois en exclusivité. C'est ce document qui fonde l'activité. Pas de mandat, pas de bien à proposer ; pas de bien, pas de commission. On peut être le meilleur négociateur du monde, si on n'a rien à vendre, on ne vend rien.

De là découle la hiérarchie du métier telle que les auteurs la défendent. Le temps d'un agent devrait être massivement consacré à rentrer des mandats, pas à faire visiter. La visite est la partie visible, valorisante, celle qu'on raconte. La prospection est la partie ingrate, celle qu'on repousse, celle qui fait peur. Et c'est précisément pour ça qu'elle sépare les professionnels : la plupart des agents savent vendre, peu savent prospecter avec constance.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

02

Chapitre 2 — Les terrains de chasse de l'agent

Une fois posé que l'enjeu est de rentrer des mandats, reste la question concrète : où trouver les vendeurs ? Darmouni et Bonnet déroulent un éventail de méthodes, sans jamais prétendre qu'une seule suffit. La prospection efficace, selon eux, combine plusieurs canaux travaillés en parallèle, parce que chacun touche un type de vendeur différent et à un moment différent de sa réflexion.

Il y a d'abord le secteur géographique, le fameux « pige » et le travail de quartier. L'agent choisit une zone, l'apprend par cœur, se fait connaître des commerçants, des gardiens, des habitants. Il repère les biens mis en vente par les particuliers directement — les annonces « de particulier à particulier » sont un gisement classique, puisque ces vendeurs ont déjà décidé de vendre et butent souvent sur la difficulté de le faire seuls. Les contacter, c'est arriver au bon moment, face à quelqu'un qui commence à douter de s'en sortir sans aide.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

03

Chapitre 3 — Décrocher le rendez-vous, puis le signer

Prospecter n'a de sens que si ça débouche sur un rendez-vous, et un rendez-vous que s'il débouche sur un mandat. Darmouni et Bonnet consacrent une large part de leur propos à cette chaîne — du premier contact jusqu'à la signature — en traitant chaque étape comme un moment où tout peut se gagner ou se perdre. Le premier objectif d'un appel ou d'une visite n'est pas de signer, c'est d'obtenir le rendez-vous. Vouloir conclure trop vite fait fuir ; demander à être reçu, c'est jouable.

Au rendez-vous d'estimation, les auteurs renversent un réflexe courant. L'agent débutant parle, vante son agence, déroule ses arguments. L'agent qui rentre des mandats, lui, écoute. Il laisse le vendeur raconter son bien, ses raisons, ses attentes, ses craintes. Comprendre pourquoi quelqu'un vend — un divorce, une mutation, un héritage, un projet — vaut mille arguments de vente, parce que c'est ce qui permet d'adapter le discours à ce que la personne attend vraiment.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

04

Chapitre 4 — Un métier qui vit de la confiance

Si l'on prend de la hauteur, le livre de Darmouni et Bonnet dit quelque chose qui dépasse les techniques de prospection : l'agent immobilier ne vend pas des mètres carrés, il administre une relation de confiance avec un inconnu qui s'apprête à lui remettre ce qu'il possède souvent de plus important. Un appartement, pour la plupart des gens, ce n'est pas un actif parmi d'autres, c'est une somme d'épargne de toute une vie, parfois un foyer, parfois un deuil. Confier ça à un agent, c'est un acte de confiance, pas une transaction froide.

C'est pour ça que toute la mécanique décrite dans le livre converge vers cette relation plutôt que vers la vente elle-même. Prospecter en amont, être présent avant la décision, écouter plutôt que pitcher, dire le vrai prix même quand il déplaît : aucun de ces gestes n'est, à proprement parler, une technique de vente. Ce sont des manières de se rendre fiable. L'agent qui surestime pour plaire gagne un mandat et perd un vendeur. Celui qui dit la vérité perd peut-être un rendez-vous, mais construit une réputation qui lui ramène les suivants par recommandation.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

05

Conclusion

Darmouni et Bonnet referment leur propos là où ils l'avaient ouvert : l'agent ne vit pas de l'acheteur mais du vendeur, et ne vit du vendeur que s'il va le chercher. Toute la discipline du métier — le travail de quartier, les appels, les relations entretenues sans attendre de retour immédiat — n'a qu'un but : être présent, connu et crédible le jour où un propriétaire décide de vendre. La vente, ensuite, découle presque naturellement du mandat bien rentré.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !