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Couverture de 'Vivre heureux psychologie du bonheur'

Vivre heureux, psychologie du bonheur

Christophe André

Les clés du bonheur et de l'épanouissement

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Description

"Vivre heureux : Psychologie du bonheur" de Christophe André est un guide pratique et accessible qui explore les différentes facettes du bonheur et les moyens de l'atteindre. Psychologue et psychothérapeute reconnu, André s'appuie sur des recherches en psychologie positive pour offrir des conseils et des exercices qui aident à cultiver le bien-être et la satisfaction dans la vie quotidienne. L'auteur aborde des thèmes tels que la gratitude, l'optimisme, la résilience et la pleine conscience, en montrant comment ces attitudes et pratiques peuvent contribuer à une vie plus épanouie.

Il examine également les pièges qui peuvent nous éloigner du bonheur, comme la poursuite excessive des biens matériels ou la comparaison sociale. "Vivre heureux" est une invitation à réfléchir sur ce qui compte vraiment pour nous et à adopter des habitudes de vie qui favorisent le bonheur.

Sommaire

01

In­tro­duc­tion

Grande question que le bonheur ! Il va sans dire que ce bonheur, dont il est question à longueur de temps, est l’une des préoccupations majeures des êtres humains. Il attire et effraie en même temps qu’il peut devenir une source de dispute, car certains le trouvent trop futile.

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02

Le bonheur : tentative de définition

L’auteur définit les âges du bonheur : l’enfance et le bonheur à l’état pur constituent un mythe, « une idéalisation a posteriori, ce que l’on nomme un biais de reconstruction » (p. 80). À l’adolescence, le bonheur n’est pas un domaine qui intéresse. À l’âge adulte, par contre, les questions autour de ce bonheur se font plus pressantes. Si la vieillesse était, auparavant, l’âge des renoncements, désormais, c’est une période où le bonheur doit être plus présent, les émotions plus stabilisées qu’auparavant. Au fil des siècles, la réception du bonheur a changé. Pour le christianisme, le bonheur vient de Dieu et existe dans l’au-delà. Par conséquent, les individus n’ont pas à le chercher sur terre.

Au XVIIIe siècle, siècle des Lumières marqué par une réflexion philosophique riche et par une révolution, le bonheur devient « une valeur quasi obsessionnelle » (p. 72), car la religion et la morale imposent moins de contraintes. Au XIXe siècle, le courant romantique donne de l’importance au spleen et au malheur. Depuis le XXe siècle, le bonheur a une place centrale.

Il existe des états psychologiques agréables voisins du bonheur comme le sont la satisfaction, le plaisir, la joie, la béatitude. Même si ces états sont satisfaisants et peuvent à bien des égards se rapprocher du bonheur, ils ne sont en général que des états partiels. Par exemple, le plaisir va contenter un sens ou un organe alors que le bonheur est une globalité. La joie est certes une composante du bonheur, mais c’est plus une réaction à un événement particulier qu’un sentiment de plénitude total.

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03

Il est où le bonheur ?

Le bonheur se trouve dans le lien, car l’homme est un être social. Il y a d’une part le couple pour lequel deux conditions sont nécessaires pour que ce soit synonyme de bonheur : l’égalité (réciprocité et respect mutuel) et l’intimité (sexualité, discussions, projets et loisirs en commun) : « ces deux conditions sont indispensables pour que le couple ajoute au bonheur que chacun des conjoints est capable d’atteindre seul » (p. 113). L’une des causes des divorces est le fait que les attentes de bonheur dans le couple ne sont pas comblées. Tomber amoureux se rapproche plus du bonheur-émotion que du bonheur-construction, car l’amour ne suffit pas.

Beaucoup de gens s’aiment, mais ne savent pas vivre ensemble. Il y a aussi les enfants qui « n’apportent de bonheur durable qu’aux parents déjà capables d’être heureux par eux-mêmes » (p. 116), car il ne faut pas faire porter sur les épaules de son enfant la mission de rendre les parents heureux. Et bien entendu, il y a les amis qui sont la source principale d’émotions positives, car on les voit « pour pratiquer avec eux des activités agréables, sans contraintes de cohabitation durable ou de concessions excessives aux égos des uns et des autres » (p. 119).

Le bonheur se trouve également dans l’action, le travail comme les loisirs. S’il y a un lien entre bonheur et satisfaction au travail, c’est en fait la satisfaction globale de sa vie qui influence la satisfaction au travail. Mais ce qui a le plus de poids, ce sont les relations que l’on a avec ses collègues. Un professeur de l’University de Chicago a inventé la théorie du flow, « cet état de concentration et de maîtrise jubilatoire d’une activité qui nous passionne, dans laquelle on est profondément absorbé jusqu’à oublier le temps qui passe, et qui nourrit et satisfait totalement » (p. 124). Mais attention, l’hyperactivité est une entrave au bonheur, car souvent liée à l’anxiété, au perfectionnisme ou encore à l’hypercontrôle. Il faut qu’il y ait un bon équilibre entre action et repos.

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04

Appréhender le bonheur

Il est finalement souvent plus facile de parler du malheur que du bonheur. Pour certains spécialistes, il existe une peur du bonheur. L’auteur le résume par cette chanson de Gainsbourg : « Fuir le bonheur de peur qu’il se sauve », car les individus ont souvent conscience de la brièveté des moments de bonheur, et puis, par habitude du malheur, ou encore par superstition et par interdits culturels, ont du mal à assumer un bonheur. Certains vont jusqu’à avoir un goût du malheur, un peu par masochisme. Bien entendu qu’il n’est jamais évident de faire face au vrai malheur (ruine, maladie, décès…).

Mais le temps fait son chemin, et petit à petit le bonheur redevient possible. Il n’existe pas d’unité de mesure pour quantifier le bonheur. Il est impossible scientifiquement de le mesurer. Les enquêtes montrent que les individus sont globalement heureux, mais nous ne sommes pas certains que cela traduise la vérité. Soit les gens n’osent pas dire la vérité lors d’un sondage, soit, au contraire, s’ils ont l’air de râler et de se plaindre, ils ne sont finalement pas si malheureux que ça.

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05

L'accès au bonheur

La neuropsychologie a montré que les événements de la vie s’impriment dans le cortex préfrontral et influencent le devenir. Il faut donc procurer aux enfants le plus de moments heureux possible. Les trois manières d’ouvrir cette route du bonheur sont de les aimer (une carence en amour peut avoir des conséquences néfastes sur le développement de l’enfant et donc sur le bonheur), de leur montrer l’exemple du bonheur pour les influencer dans le bon sens, et, enfin, de leur en parler et répondre à leurs questionnements.

Dans la vie de tous les jours, il est important de faire attention à nos réactions face aux petites sources de stress, aux problèmes. Les parents doivent se réjouir, se détendre et savourer les instants de loisirs et de plaisir. Ils peuvent exprimer de façon claire qu’ils savourent ces moments-là, au lieu de n’exprimer que les émotions négatives.

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06

La vision du bonheur

Deux visions sur le rapport au bonheur existent. Le bottom-up : le bonheur part du bas, c’est-à-dire provient de certaines conditions que sont l’argent, les amis, la santé. Le top-down : le bonheur part d’en haut, c’est-à-dire qu’il ne peut exister qu’à condition que nous ayons des dispositions psychologiques et mentales qui permettent de profiter et d’apprécier ce que nous avons et ce qui nous arrive.

Même s’il est plus politiquement correct de dire que les conditions matérielles ne doivent pas avoir d’influence sur le bonheur, « la conviction scientifique est qu’il en dépend tout de même partiellement, sauf talents exceptionnels de la personne pour ignorer sa condition matérielle physique et sociale » (p. 147). L’auteur conclut que les deux modèles, top-down et bottom-up, sont nécessaires au bonheur.

Ce qu’il est important de saisir, c’est qu’il n’y a pas de bonheur taille unique, de modèle de bonheur. Mais les quatre visages ou chemins vers le bonheur sont ceux-ci : - le bonheur d’action : le fait de participer à des événements avec autrui permet de ressentir de la plénitude, c’est certes un bonheur d’action, mais également un bonheur de lien et de partage. - le bonheur de satisfaction et d’aboutissement : lorsque des objectifs sont atteints. - le bonheur de maîtrise : qui est un bonheur « d’intériorisation, un bonheur centré sur lui-même et ses propres sensations : lire, jouer de la musique, pratiquer un sport, bricoler, et même travailler… » (p. 151) - le bonheur de sérénité : prendre du recul et de la distance avec le monde.

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07

Conclusion

Quelle vaste question que le bonheur ! Est-il facile ou difficile d’accès ? Une fois les tentatives de définition faites, il est possible de comprendre ce qu’est ce bonheur tant rêvé et tant attendu.

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08

Zone critique

Christophe André ouvre la voie du bonheur grâce à des propos clairs et des exemples pris dans la philosophie, la littérature et la vie quotidienne.

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09

Pour aller plus loin

Ouvrage recensé – Vivre heureux, psychologie du bonheur, Paris, Odile Jacob, Coll. Psycho, 2004.

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