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The ten roads to riches

The ten roads to riches

Ken Fisher

Les vraies voies vers la richesse

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Description

On aime croire qu'il existe une porte secrète vers la richesse, un truc que les riches savent et qu'ils gardent pour eux. Ken Fisher, gestionnaire de fortune américain devenu milliardaire lui-même, a une réponse plus terre-à-terre dans son livre The Ten Roads to Riches, paru en 2008 : il n'y a pas de secret, il y a dix routes. Pas trois cents, pas une seule. Dix. Et il les a listées parce qu'il a passé sa vie à côtoyer des gens riches et à remarquer qu'ils étaient tous arrivés par l'un de ces dix chemins.

Ce qui rend l'exercice utile, c'est que Fisher ne se contente pas de les nommer. Il les compare. Chaque voie a un ticket d'entrée, un profil de risque, une probabilité de réussite et un prix à payer — en temps, en angoisse, en compromis. Fonder une entreprise ne demande pas les mêmes qualités que gérer l'argent des autres, qui n'a rien à voir avec bien se marier, qui n'a rien à voir avec attendre patiemment que les intérêts composés fassent leur travail.

Le livre a un ton assumé : Fisher parle comme quelqu'un qui a vu passer des fortunes réelles, pas comme un coach qui vend un rêve. Il dit franchement qu'une voie est réservée à quelques génies, qu'une autre relève de la loterie génétique, et qu'une dernière — la moins glamour de toutes — reste ouverte à peu près à n'importe qui.

La question que l’on se pose : Parmi toutes les manières de devenir riche, lesquelles marchent vraiment, et à quelles conditions ?Ce que l’on va voir : Comment un financier chevronné trie les routes réelles vers la fortune, ce que chacune coûte, et laquelle il finit par recommander au plus grand nombre.

Sommaire

01

Chapitre 1 — Fonder son entreprise — la voie royale et sa facture

Pour Fisher, la première route est aussi la plus puissante : monter sa propre boîte et en garder la propriété. C'est de loin celle qui produit les plus grosses fortunes, celle qu'on retrouve en tête des classements de milliardaires. La logique est simple. Un salarié échange son temps contre un salaire, plafonné par définition. Un fondateur possède une part d'une chose qui peut valoir, un jour, mille fois ce qu'il y a mis. La richesse ne vient pas du revenu, elle vient de la valeur qu'on accumule dans un actif qu'on détient.

Fisher insiste sur un point que beaucoup ratent : le gros de la fortune ne se joue pas dans les bénéfices annuels de l'entreprise, mais dans la valeur de l'entreprise elle-même. On peut vivre modestement pendant des années en construisant une société qui vaudra une fortune le jour où on la vend ou la met en bourse. C'est la différence entre gagner de l'argent et créer de la valeur — et c'est cette seconde chose qui fait les vrais riches.

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02

Chapitre 2 — Le pouvoir sans les parts : diriger celle des autres

La deuxième famille de routes concerne ceux qui deviennent riches sans avoir créé l'entreprise : les dirigeants. Devenir PDG d'une grande société cotée est, selon Fisher, l'une des voies les plus fiables vers une fortune conséquente — pas une fortune de fondateur, mais un patrimoine très solide. Le levier n'est plus la propriété, c'est la rémunération : salaires élevés, bonus, et surtout stock-options et actions qui alignent le patron sur la valeur du titre.

Fisher est lucide sur ce qu'exige cette route. Grimper jusqu'au sommet d'une grande entreprise suppose des décennies de politique interne, une capacité à naviguer les rapports de pouvoir, et un talent particulier qui n'est pas celui de l'entrepreneur. On ne crée rien, on prend la barre de quelque chose qui existe déjà. C'est une voie pour les gens patients, disciplinés, doués pour les organisations — pas pour les rêveurs solitaires.

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03

Chapitre 3 — Marier, hériter, ou récupérer ce qui traîne

Viennent ensuite les routes que Fisher aborde sans hypocrisie, parce qu'elles existent : épouser la richesse, en hériter, ou la récupérer par des voies juridiques. Bien se marier est une stratégie aussi vieille que l'argent, et Fisher la traite froidement, comme une option parmi d'autres. Elle a ses coûts propres — de compromis, de dépendance — et elle relève largement de la circonstance. On ne planifie pas de tomber amoureux d'une fortune, même si certains y parviennent avec un remarquable sang-froid.

L'héritage, lui, est la voie la moins méritocratique et pourtant l'une des plus courantes. Une part importante des grandes fortunes ne s'est pas construite, elle s'est transmise. Fisher n'en fait pas un jugement moral : c'est un fait statistique. Le problème, note-t-il, c'est qu'on ne choisit pas ses parents. Cette route n'en est pas vraiment une, puisqu'on ne la prend pas — elle vous prend. Pour ceux qui en bénéficient, l'enjeu se déplace : il ne s'agit plus de devenir riche mais de ne pas dilapider ce qu'on a reçu.

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04

Chapitre 4 — La voie lente que presque personne ne prend au sérieux

La dixième route est celle que Fisher garde pour la fin, et c'est celle qu'il recommande à la plupart des lecteurs : épargner, investir, et laisser le temps travailler. Pas de coup d'éclat, pas de génie requis, pas de loterie génétique. On met de côté une part régulière de ses revenus, on l'investit dans le marché, et on attend — vingt, trente, quarante ans. Les intérêts composés font le reste. C'est la seule voie, dit Fisher, ouverte à peu près à tout le monde.

Elle est aussi la plus impopulaire, précisément parce qu'elle est lente. Elle ne produit pas d'histoire à raconter, pas de milliard, pas de saut social spectaculaire. Elle produit, à terme, une aisance confortable pour quelqu'un qui a commencé tôt et n'a rien touché. Fisher assume ce décalage : les neuf autres routes fascinent parce qu'elles sont rares et rapides ; celle-ci ennuie parce qu'elle est commune et patiente. Or c'est justement sa banalité qui la rend accessible.

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05

Conclusion

Le livre de Fisher tient dans une idée sobre : il n'y a pas trente-six façons de devenir riche, il y en a dix, et elles ne se valent pas. Certaines rapportent énormément mais exigent un tempérament rare ou une prise de risque que peu supportent. D'autres remplissent les classements mais dépendent d'une naissance, d'un mariage ou d'un système sur lesquels on n'a pas la main. Une seule ne demande ni génie, ni chance, ni relations — juste du temps et de la constance.

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