
The new rules of marketing and pr
L'entreprise devient son propre média
Description
En 2007, un consultant américain publie un livre au titre un peu solennel : The New Rules of Marketing and PR. David Meerman Scott y raconte une chose simple, presque évidente une fois qu'on l'a lue : pendant des décennies, une entreprise qui voulait exister publiquement n'avait que deux portes. Payer de la publicité pour interrompre les gens, ou convaincre un journaliste d'écrire sur elle. Les deux coûtaient cher, les deux passaient par un intermédiaire, et les deux fonctionnaient à sens unique. On parlait à une foule, la foule ne répondait pas.
Et puis le web est arrivé, pas seulement comme une vitrine de plus, mais comme un canal. Scott observe qu'un blog, une vidéo, un livre blanc téléchargeable, un fil de discussion peuvent atteindre directement les gens qu'on cherche — sans acheter d'espace, sans supplier un rédacteur. L'acheteur, lui, ne consomme plus la publicité qu'on lui pousse : il tape sa question dans un moteur de recherche au moment précis où il a un problème à résoudre. Celui qui répond à cette question gagne. Les autres restent invisibles.
Ce déplacement paraît technique. Il est en réalité culturel. Il oblige les entreprises à cesser de se demander comment crier plus fort, pour se demander ce qu'elles ont d'utile à dire, à qui, et à quel moment. C'est le renversement que Scott décrit, et dont il tire une série de règles qui ont vieilli étonnamment bien.
La question que l’on se pose : Qu'est-ce qui change quand une entreprise peut parler directement à ses acheteurs, sans passer par la publicité ni par la presse ?Ce que l’on va voir : Comment le web a démonté les vieux réflexes du marketing et transformé chaque entreprise en éditeur de ses propres contenus.
Sommaire
01Chapitre 1 — L'interruption ne fonctionne plus
Le marketing d'avant, celui que Scott appelle les vieilles règles, reposait sur une idée qu'on ne questionnait plus : pour vendre, il faut interrompre. Une pub télé coupe le film, une bannière coupe la lecture, un spot radio coupe la chanson. Le pari est brutal et statistique : si on interrompt assez de monde assez souvent, une petite fraction achètera. On appelle ça la publicité de masse, et pendant tout le XXe siècle elle a marché parce qu'il n'existait pas d'alternative pour toucher beaucoup de gens d'un coup.
Le problème, note Scott, c'est que ce modèle traite tout le monde de la même façon. Le message est unique, générique, calibré pour le plus grand dénominateur commun. Il ne dit rien de précis à personne parce qu'il essaie de parler à tout le monde. Et surtout, il s'adresse aux gens quand ça arrange l'annonceur — pas quand l'acheteur, lui, cherche quelque chose. On pousse un message dans un moment où le récepteur n'a rien demandé.

Téléchargez Dygest
pour avoir une expérience complète !
02Chapitre 2 — Parler aux acheteurs, pas aux journalistes
Les vieilles règles des relations presse partaient d'un principe non dit : le seul public qui compte, c'est le journaliste. On rédigeait des communiqués pour lui, on parlait sa langue, on espérait qu'il relaie. Le grand public n'était atteint que par ricochet, filtré par la presse. Toute la mécanique consistait à séduire un intermédiaire, en priant pour qu'il transmette le message plus ou moins intact.
Scott renverse la table. Le web, dit-il, permet enfin de parler directement à ses acheteurs, sans médiateur. Et pour ça, il faut d'abord arrêter de penser en termes de démographie floue pour penser en termes de personas — des profils précis d'acheteurs, chacun avec ses problèmes, son vocabulaire, ses questions. Un même produit peut concerner plusieurs personas très différents : le contenu qui parle à l'un laissera l'autre indifférent. La règle devient : écrire pour la personne qu'on veut atteindre, pas pour une moyenne statistique.

Téléchargez Dygest
pour avoir une expérience complète !
03Chapitre 3 — Le communiqué de presse change de destinataire
Le communiqué de presse est, dans l'ancien monde, un objet strictement privé. On ne l'écrit que lorsqu'il y a une « vraie » nouvelle — un lancement, une levée de fonds, une nomination — et on l'envoie exclusivement à une liste de journalistes triés sur le volet. En dehors de cette poignée de destinataires, personne ne le lit jamais. Sa seule finalité est de déclencher un article. S'il ne le déclenche pas, il n'a servi à rien.
Scott propose de le libérer. Puisque le web permet de publier directement, un communiqué peut désormais s'adresser aux acheteurs eux-mêmes, pas seulement à la presse. Publié en ligne, indexé par les moteurs de recherche, relayé sur les fils de discussion, il devient un contenu que n'importe qui peut trouver en cherchant les bons mots. On n'attend plus qu'un journaliste veuille bien le transformer en article : il vit sa propre vie, directement accessible.

Téléchargez Dygest
pour avoir une expérience complète !
04Chapitre 4 — Quand l'entreprise se met à publier
Une fois qu'on a suivi le raisonnement de Scott jusqu'au bout, un basculement de statut apparaît. L'entreprise qui produit régulièrement des contenus utiles, qui répond aux questions de ses acheteurs, qui publie sans attendre le feu vert d'un média, n'agit plus comme une annonceuse. Elle agit comme un éditeur. Elle a un public, une ligne, un calendrier, une audience qu'elle fidélise. La frontière entre une marque et un média, si nette autrefois, devient poreuse.
C'est le cœur de la thèse : dans le monde décrit par Scott, chaque organisation peut — et selon lui doit — devenir son propre média. Non pas pour se faire mousser, mais parce que c'est devenu la manière la plus directe de se rendre trouvable et crédible auprès de gens qui cherchent activement. Le pouvoir qui appartenait aux journaux et aux chaînes, celui de publier et d'atteindre un public, s'est en partie redistribué à quiconque a quelque chose d'utile à dire et la discipline de le dire régulièrement.

Téléchargez Dygest
pour avoir une expérience complète !
05Conclusion
Le livre de Scott a tenu parce qu'il ne décrit pas une technique mais un renversement de la relation. Hier, une entreprise achetait l'attention ou la mendiait à la presse ; aujourd'hui, elle peut aller directement vers les gens qui la cherchent, à condition d'avoir quelque chose à leur offrir. Les vieilles règles reposaient sur l'interruption et l'intermédiaire. Les nouvelles reposent sur l'utilité et l'accès direct. Le communiqué qui ne parlait qu'aux journalistes parle désormais aux acheteurs ; la marque qui se contentait de vanter ses produits se met à publier comme un média.

Téléchargez Dygest
pour avoir une expérience complète !












