Télécharger l'app

Scanne. C'est dans ta poche.

QR Code — Dygest

Ouvre l'app Appareil photo, pointe sur le code. C'est gratuit à l'essai.

Couverture de 'Pour une enfance heureuse'

Pour une enfance heureuse

Dr Catherine Gueguen

Conseils pour une éducation bienveillante

Écouter l'extrait du podcast :
0:00 --:--

Description

Publié en 2014, cet ouvrage est un plaidoyer en faveur d’une éducation bienveillante. La pédiatre Catherine Gueguen y dévoile les dernières découvertes scientifiques sur le développement et le fonctionnement du cerveau.

Ces dernières éclairent la compréhension des besoins de l’enfant. Tout en partageant ses recherches, l’auteure propose des conseils éducatifs aux parents et professionnels.

Sommaire

01

In­tro­duc­tion

Pour une enfance heureuse, repenser l’éducation à la lumière des derniers découvertes sur le cerveau est un ouvrage d’éducation positive publié en 2014. La Dr. Catherine Gueguen y dévoile un mode éducatif basé entre autres sur les dernières découvertes sur le cerveau.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

02

Adultes, parents, enfants : le bilan

• L’arrivée d’un bébé Dès sa naissance, l’enfant babille, cafouille, gazouille, bref exprime ce qu’il veut. Faisant preuve de beaucoup d’empathie affective, il perçoit ce que les autres ressentent. Cette empathie apparaît vers 15 mois selon des chercheurs, vers 2 et 4 ans selon d’autres. Dès 6 mois, l’enfant est attiré par les personnes chaleureuses. Vers 1 an, il est altruiste. À 14 mois, il réconforte et à 15 mois, il a le sens de l’équité. La conscience de soi apparaît vers 15 mois et se développe à 2 ans. C’est à trois ans que l’enfant débute véritablement son intégration des règles sociales. L’enfant est alors « un être en construction fragile, vulnérable, malléable » .

• Le lien L’auteure souligne que le congé parental est mal rémunéré et que cela empêche certains parents d’en profiter. Le père ne partage pas encore assez le temps consacré aux enfants, mais les nouvelles générations tendent à changer le processus. Le stress dû au travail a des conséquences néfastes sur la relation parent-enfant. Le manque de temps qui lui est consacré entraîne une distension du lien affectif.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

03

Comprendre le fonc­tion­ne­ment du cerveau

• Le développement du cerveau Nous possédons trois cerveaux : le cerveau archaïque qui gère les fonctions primaires (respiration, rythme cardiaque, sommeil…) ; le cerveau émotionnel (émotions, régule aussi les instincts primitifs de survie venant du cerveau archaïque) ; le néocortex ou cerveau supérieur (fonctions cognitives : langage, apprentissage, perceptions sensorielles…)

Le cerveau se développe dès la vie intra-utérine ; une grande partie se forme ensuite lors des cinq premières années et finit sa maturation jusqu’à la fin de l’adolescence voire plus tard. La dernière étape de développement du cerveau permet la régulation des comportements émotionnels et sociaux.

• Zones cérébrales et vie relationnelle Certaines zones sont directement liées à la vie relationnelle. C’est le cas, entre autres, du COF (cortex orbito-frontal) qui n’arrive pas à maturation avant l’âge de 5 ou 6 ans. Si les adultes attendent des petits enfants des réactions raisonnables, ils induisent l’effet inverse et retardent la maturation du COF. Le cortex cingulaire antérieur (CCA) situé sur la face interne des hémisphères « joue comme le COF un rôle important d’interface entre émotion et cognition, plus précisément dans la transformation de nos sentiments en intentions et actions.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

04

Consé­quences du stress et de la violence sur le cerveau

• Conséquences des violences La violence a des conséquences physiques et psychiques sur le fonctionnement des enfants qui perdurent à l’âge adulte. La fessée peut avoir comme conséquences l’agressivité, l’anxiété, la dépression, la délinquance, les conduites anti-sociales, l’insensibilité, la dureté, le cynisme, la tendance au mensonge, la dépendance aux drogues et alcools. Les corrections plus fortes, comme la ceinture, provoquent une réduction du volume de la substance grise dans la région préfrontale, zone « impliquée dans la connaissance de soi, la capacité de sentir et de comprendre les autres, de réfléchir sur ses actes » .

Chez les enfants maltraités, le volume de l’hippocampe (lieu majeur de l’apprentissage et de la mémoire) est diminué. Quant aux paroles blessantes et humiliantes, leurs répercussions ne sont pas moindres : il y a plus de troubles psychiatriques chez eux que chez ceux qui ont subi des violences physiques.

Ces mauvais traitements émotionnels provoquent également une altération du « fonctionnement de circuits neuronaux et de zones participant à la compréhension du langage » à l’origine de l’anxiété et de la dépression. Délinquance, agressivité, troubles de la personnalité (paranoïa, narcissisme, borderline, compulsion) sont d’autres conséquences des paroles humiliantes proférées par des adultes ou par d’autres enfants.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

05

Solution : le goût de vivre et la parentalité positive

• La théorie de l’attachement Les liens affectueux sont nécessaires et perdurent toute la vie. Un tout petit ne pleure jamais sans raison, il signale ses émotions, ses besoins, ses souffrances et appelle à l’aide pour être réconforté. En cas de stress, d’angoisse, de peur, il a besoin d’un adulte pour comprendre ses émotions et le protéger. Oublier les croyances et écouter son ressenti de parent est nécessaire.

Par exemple, il est faux de penser qu’il faut laisser pleurer un bébé. Si les parents ne répondent plus à ses appels, le bébé « apprend à ne plus se connecter avec ce qu’il ressent » et il devient « sage comme une image ». La pédiatre est catégorique : il n’est pas normal qu’un enfant de moins de 5 ans soit sage comme une image et n’exprime rien… Il est important de materner un enfant, de l’entourer de tendresse et de sécurité affective.

• Le goût de vivre Le goût de vivre est essentiel pour l’épanouissement. Il ne faut pas freiner l’enfant dans son élan de vie, mais plutôt l’encourager et l’aider à réaliser ses envies. Lui demander de jouer ailleurs, d’arrêter de courir, de faire moins de bruit, éviter le dialogue, le laisser devant la télé pendant des heures, ou a contrario remplir son agenda de multiples activités sans lui laisser de moments « sans rien faire », ne pas s’intéresser à ses activités, voilà autant d’exemples qui ralentissent l’élan et le système de motivation de l’enfant. Jouer, rire et s’amuser sont particulièrement bénéfiques pour le cerveau.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

06

Conclusion

À travers son ouvrage, Catherine Gueguen repense l’éducation à la lumière des neurosciences. La connaissance de l’immaturité du cerveau (donc de la fragilité et de la vulnérabilité) permet de comprendre qu’un enfant ne peut pas gérer l’ensemble de ses émotions, et qu’un environnement bienveillant, ouvert, chaleureux est propice à un bon développement de ce même cerveau. Les violences, les mots, le stress, la peur, le manque de lien et d’amour peuvent avoir de lourdes conséquences sur le développement du cerveau.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !

07

Pour aller plus loin

Ouvrage recensé

– Pour une enfance heureuse, repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau, Paris, Pocket, 2015.

Téléchargez Dygest

pour avoir une expérience complète !