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Couverture de 'Lart subtil de sen foutre'

L’Art subtil de s’en foutre

Mark Manson

L’art de profiter de la vie

Écouter l'extrait du podcast :
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Description

Derrière son titre un brin provocateur, L’Art subtil de s’en foutre propose une réflexion sérieuse sur l’art de profiter de la vie et d’en tirer le meilleur en toutes circonstances.

Dans un style qui instaure d’emblée une complicité avec le lecteur, le blogueur-star Mark Manson nous invite à nous reconnecter avec nous-mêmes et à renouer avec les valeurs qui nous tiennent à cœur.

Sommaire

01

In­tro­duc­tion

Classé 6e parmi les best-sellers du New York Times, L’Art subtil de s’en foutre est un livre qui bouscule les idées reçues en matière de développement personnel. Il prend à contre-pied les théories positivistes qui ont envahi les sociétés occidentales et qui nous ont fait perdre de vue le vrai sens de la vie. L’objectif de Mark Manson ? Nous libérer des diktats sociaux et nous apprendre à faire les bons choix.

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02

En quoi la société est-elle un obstacle au lâcher-prise ?

Les sociétés occidentales développent certaines croyances qui vont à l’encontre de « l’art subtil de s’en foutre » de Mark Manson. Elles incitent notamment les gens à s’adonner à une quête incessante du bonheur. Les médias, tout comme Internet, véhiculent cette idéologie nous invitant à positiver en toutes circonstances et à reléguer les émotions négatives au placard. Le moyen d’arriver à ce nirvana constant ?

Gagner et acheter plus pour améliorer en permanence notre train de vie ou la satisfaction de nos plaisirs. Les publicités nous conditionnent dans ce sens, en nous signifiant que le bonheur ou le bien-être résident dans l’obtention de tel ou tel bien de consommation. L’obtention d’une chose nous conduit inévitablement au désir d’une autre, si bien qu’on est prisonniers d’un cercle vicieux. Ce phénomène porte le nom d’adaptation hédonique dans le domaine de la psychologie.

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03

Des stratégies d’évitement malsaines

Une société qui fait du bonheur la valeur inconditionnelle ne peut que rendre la peur de l’échec encore plus prégnante. L’école et l’éducation parentale surprotectrice nous confortent dans ce sens dès notre jeunesse, en nous évitant les expériences négatives ou en érigeant la réussite en valeur suprême. Ces démarches éducatives et pédagogiques ont des répercussions sur les capacités de résilience face à des faits aussi insignifiants qu’une mauvaise note à un devoir. Une fois adultes, les individus ont donc tendance à se préserver, quitte à rester dans l’immobilisme et à se priver d’opportunités intéressantes.

Chacun préfère faire des choix qui ne modifient pas trop le quotidien, afin de conserver un cadre familier et sécurisant. C’est ainsi que l’artiste qui rêve d’exposer ses tableaux et de se faire un nom entreprend les démarches nécessaires et renonce au dernier moment par crainte du jugement négatif des autres sur son œuvre. Pour l’auteur, cette façon d’appréhender la vie est contre-productive et nous empêche de vivre pleinement.

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04

Accepter la souffrance : l’une des clés de l’évolution personnelle

Pour Mark Manson, l’acceptation des épreuves que nous envoie la vie est une donnée fondamentale. Au lieu d’en avoir peur ou de les contourner, il faut les affronter, car elles font partie intégrante de l’existence. Ce sont exactement les principes qu’enseigne la philosophie bouddhiste : il est absurde de se révolter contre la mort ou les souffrances qui jalonnent inévitablement la vie de chacun. Mieux vaut au contraire avoir la sagesse d’accepter les difficultés qui se présentent à nous, plutôt que de perdre notre temps en vaines batailles. Les obstacles et la douleur ont d’ailleurs une fonction vitale.

Ce sont les aiguillons qui nous poussent à nous battre pour survivre et nous améliorer. À cet égard, nos états émotionnels jouent le rôle crucial de guides. Les émotions positives entérinent nos choix et nous orientent vers ce qui est bénéfique. À l’inverse, les émotions négatives signalent un danger potentiel pour notre organisme ou notre esprit. Par exemple, la douleur physique ou psychologique constitue un seuil d’alerte nous indiquant que nous avons dépassé nos capacités ou nos limites.

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05

L’au­to­cri­tique, gage de liberté

L’art de « s’en foutre » implique de faire preuve de lucidité et d’objectivité vis-à-vis de soi-même. Se considérer avec clairvoyance est en effet la clé pour prendre de la distance et accéder au lâcher-prise. Cela permet d’identifier les émotions refoulées, d’analyser les causes de ses échecs et de comprendre ses erreurs pour en tirer des enseignements.

Cette autocritique est indispensable pour accéder à des vérités sur soi-même. Elle permet de dépasser la représentation première que l’on a de soi et qui peut être faussée par l’éducation ou le poids des normes sociales. Pour cela, il faut accepter de soulever les différentes couches de la conscience de soi et de se remettre en question. C’est le meilleur moyen de se libérer de ses certitudes, qui mènent le plus souvent à des jugements arbitraires et figés sur le monde.

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06

Le b.a.-ba de l’art de « s’en foutre »

L’art de « s’en foutre » selon Mark Manson ne consiste pas à se moquer de tout, au détriment de la morale, du respect de soi et des autres. Il s’agit au contraire de saisir les opportunités qui se présentent à soi sans se mettre des barrières ni se paralyser à la perspective du qu’en-dira-t-on. Cette philosophie invite à sauter le pas, en étant parfaitement conscient des épreuves qui nous attendent.

L’art de « s’en foutre » de Mark Manson induit donc deux facteurs essentiels : assumer le fait de s’écarter de la norme sociale et de prendre une voie différente des autres ; ne pas se laisser déstabiliser par les difficultés à venir. L’auteur note d’ailleurs que c’est souvent lorsqu’on se met moins la pression et qu’on aborde les choses avec plus de légèreté qu’on atteint mieux ses objectifs. Cette idée est inspirée de « la loi de l’effort inverse » décrite par le philosophe, Alan Watts, dans les années 1960 et selon laquelle plus on s’obstine à obtenir quelque chose, moins on réussit à l’obtenir.

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07

Conclusion

Et si l’art de « s’en foutre » n’était qu’un habile moyen pour se préoccuper de l’essentiel et se détourner du superficiel ? Telle est certainement la leçon que l’on peut tirer de ce livre.

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08

Zone critique

Le développement personnel est issu de théories qui font leur apparition dans les années 1960 dans le domaine de la psychologie. Celles-ci insistent sur la mise en évidence du potentiel enfoui en chacun de nous, plutôt que sur l’exploration purement psychanalytique alors largement pratiquée.

Ces théories redonnent en quelque sorte le pouvoir au patient qui doit prendre conscience de ses capacités pour les faire émerger : il n’est plus simplement soumis à des expériences passées traumatiques dont il doit démêler les fils. Connaissant un réel essor depuis les années 1990, le développement personnel prône la pensée positive pour accéder au bien-être dans sa vie professionnelle ou privée.

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09

Pour aller plus loin

Ouvrage recensé – L’Art subtil de s’en foutre – Un guide à contre-courant pour être soi-même, Paris, Éditions Eyrolles, 2019.

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