
L’Art de la frugalité et de la volupté
Une cuisine qui fait du bien au corps et à l’esprit
Description
L'Art de la frugalité et de la volupté" de Dominique Loreau est un guide pratique qui invite à repenser notre rapport à la consommation et au plaisir dans une perspective de simplicité volontaire.
Dans ce livre, point de menu de régime, ni de traque des calories. Pour perdre du poids et apprendre à mieux manger, Dominique Loreau propose plutôt des principes simples et naturels où le plaisir est toujours présent. S’inspirant de la philosophie zen et des traditions japonaises, elle livre les secrets d’une cuisine qui fait du bien au corps et à l’esprit. Un véritable retour aux sources.
Sommaire
01Introduction
Pour maigrir et mieux manger, les nutritionnistes et diététiciens proposent de nos jours des régimes et des règles strictes pour retrouver son poids de forme. Dominique Loreau se démarque de cette tendance en excluant tout interdit en matière d’alimentation.
Dans son livre L’Art de la frugalité et de la volupté publié en 2009, elle expose une méthode simple pour acquérir de nouveaux réflexes alimentaires en accord avec notre nature profonde. Au-delà de l’art de bien manger, elle développe une philosophie inspirée de la culture japonaise et bouddhiste qui s’étend à tous les domaines de la vie.

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02Un art de manger empreint de spiritualité
Se nourrir est un acte fondamental qui caractérise tout être vivant, des végétaux aux animaux en passant par les êtres humains. C’est pourquoi il doit être accompli avec soin et sagesse, à la fois pour notre corps et notre esprit. Ce n’est pas tant le contenu de nos repas qui importe que l’état d’esprit dans lequel nous les prenons et les préparons.
Pour les Chinois, l’art de cuisiner est ce qui distingue l’homme civilisé du sauvage et de l’animal. Il permet à l’individu de renouer avec des valeurs essentielles, telles que la nature par le contact délicat avec des légumes et des fruits. En cuisinant, on se reconnecte également avec soi-même ou avec les autres par le simple fait de confectionner des plats destinés à prodiguer bien-être et vitalité. Selon les Japonais, les mains transmettent le ki, c’est-à-dire la force vitale qu’elles contiennent, à travers les mets qu’elles façonnent comme le pain, les tartes ou les boulettes de riz.

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03Se libérer d’une société consumériste
Pour Dominique Loreau, c’est derrière les fourneaux que commence l’engagement de chacun en faveur du bien-être de la planète et des populations qui y vivent. Nos choix alimentaires participent en général à l’économie florissante d’industriels peu scrupuleux qui recherchent le profit, sans considération pour la santé des consommateurs. Par les stratégies marketing bien rodées de la publicité et des promotions, ils incitent à consommer toujours plus et moins bien. Preuve s’il en est, le nombre de calories présentes dans les menus et les cornets de frites de certains fast-foods a triplé en quelques décennies ! L’abondance des denrées à notre disposition ne nous rend d’ailleurs pas plus heureux.
Force est de constater que l’on consomme souvent pour combler le vide de son existence et non par besoin. Pour compenser les effets délétères de notre système en matière d’alimentation, la société propose des remèdes comme les régimes, qui ne font que nous frustrer davantage et nous privent de toute harmonie avec nous-mêmes.

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04Rééquilibrer ses besoins
À force d’être confrontés à une abondance de denrées et de pouvoir en disposer quand bon nous semble, nous avons perdu notre capacité à déterminer notre niveau d’appétit et de satiété. Nous mangeons souvent à profusion pour en avoir pour notre argent ou par gourmandise, au point que la quantité de nourriture destinée à une personne en Occident pourrait contenter 3 ou 4 individus en Asie. Manger sans faim conduit à une autre aberration : l’acte de se nourrir n’étant pas déclenché par un besoin physiologique, la personne ne peut jamais être rassasiée, ce qui la pousse à continuer à manger.
Pour retrouver un rapport sain avec la nourriture, il convient donc de réapprendre à détecter ses réels besoins. Pour cela, le corps nécessite « d’être rééduqué afin de mémoriser les sensations découlant de l’ingestion d’un aliment » (p. 26). Cette rééducation exige d’être à l’écoute de soi, mais aussi de faire fi de certaines règles sociales qui imposent de finir son assiette ou de se resservir pour faire honneur à son hôte.

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05Se fixer des règles flexibles
Bien manger implique de s’astreindre à quelques règles pour encadrer ses pratiques alimentaires. Selon l’auteure, « se fixer des autolimites (horaires, proportions) est la solution idéale pour les paresseux, les "sans-volonté", les instables » (p. 40). Cette autodiscipline est d’ailleurs l’une des clés de la liberté : en trouvant la juste mesure entre rigidité excessive et laisser-aller, on accède au contrôle de son esprit et de son corps pour un épanouissement plus grand. Néanmoins, ces règles doivent être flexibles et ne pas transformer l’acte de manger en une contrainte désagréable et routinière. Ce serait le meilleur moyen de renouer avec les excès alimentaires qu’on souhaite bannir. La souplesse est donc de mise.

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06Faire de ses repas un plaisir sensoriel complet
Selon l’auteure, la monotonie tue le plaisir que l’on peut avoir à manger. Elle nous pousse à consommer davantage dans l’espoir de trouver une satisfaction, ce qui est pure illusion. Pour retrouver le goût de manger, il faut déployer des trésors d’inventivité qui rendront chaque repas unique et agréable. Que l’on reçoive des invités ou que l’on mange seul, le soin apporté à la présentation de sa table et de ses plats contribue à rendre l’instant délicieux à tout point de vue. Le jeu sur les couleurs des contenants et des aliments, leur forme et leur matière ou texture, permet de composer des tableaux qui étonnent ou subjuguent. Les Japonais jugent d’ailleurs la qualité d’un repas autant sur des critères gustatifs qu’esthétiques.
Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer la façon dont ils utilisent le traditionnel o bento, une simple boîte-repas qu’ils emportent au travail ou à l’école. Savamment composé, il repose sur un équilibre parfait entre 5 couleurs, 5 saveurs, 5 ingrédients et 5 types de cuisson, faisant des repas pris à l’extérieur un moment enchanteur.

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07Conclusion
En donnant des astuces pour se nourrir simplement et savoureusement, Dominique Loreau réhabilite pleinement la frugalité et la modération qui servent de fondement aux sociétés orientales ou au mode de vie des moines bouddhistes.

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08Zone critique
Bien qu’inspirée des traditions et pratiques japonaises, la pensée de Dominique Loreau trouve un écho particulier dans nos sociétés modernes occidentales. Depuis quelques années, la façon de se nourrir et de consommer est devenue un acte éthique à part entière. Détracteurs du fast-food, plusieurs mouvements militants ont vu le jour. Née en 1986 en Italie, la mouvance Slow Food prône une consommation alimentaire engagée qui allie le respect de l’environnement et la mise en avant des productions et terroirs locaux. Plus récent, le freeganisme repose sur des principes similaires.

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09Pour aller plus loin
Ouvrage recensé
– L’Art de la frugalité et de la volupté, Paris, Éditions Robert Laffont, 2009.
De la même auteure
– L'art de la simplicité, simplifier sa vie, c'est l'enrichir, Paris, éditions Robert Laffont, 2005. – L'art de l'essentiel, Paris, éditions Flammarion, 2008 – L'infiniment peu, Paris, éditions J'ai Lu, 2012. – L’Éloge de la légèreté, jeter l'inutile pour vivre plus libre", Paris, éditions Flammarion, 2018.

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