
L’Apprentissage du bonheur
Par le spécialiste mondial de la psychologie positive
Description
L’Apprentissage du bonheur est un ouvrage de développement personnel publié en 2008 par le spécialiste mondial de la psychologie positive : Tal Ben-Shahar.
Docteur en psychologie, l’auteur appuie son discours sur des recherches scientifiques et académiques pour proposer à son lectorat quelques clefs du bonheur. Bien loin des ouvrages sans fondement et assises théoriques, Tal Ben-Shahar donne accès aux savoirs des hautes sphères académiques en proposant un enseignement clair et accessible à tous.
Sommaire
01Introduction
Docteur en psychologie, enseignant et écrivain, Tal Ben-Shahar a publié en 2008 L’Apprentissage du bonheur, ouvrage qui a pour but de comprendre ce qu’est le bonheur et la façon d’y accéder.

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02Qu’est-ce que le bonheur ?
Quelle est la définition du bonheur ? Comment trouver le bonheur durable ? Même s’il n’est pas aisé d’y répondre, même s’il n’existe pas de recette miracle, Tal Ben-Shahar veut « susciter chez le lecteur une prise de conscience des principes généraux qui constitueraient les fondements d’une existence placée sous le signe du bonheur et de l’épanouissement » (p. 41). En dehors de cas très spécifiques de dépression, de deuil ou de pays en guerre, il n’y a pas de limite au bonheur et « aller vers un bonheur accru, c’est l’œuvre de toute une vie » (p. 44). En guise d’exercices, l’auteur propose aux lecteurs d’introduire dans leur vie petit à petit des rituels qui rendent heureux. Il peut s’agir de cinéma, de sorties avec les amis, de moments en famille, de sport, de jardinage, de musique… Une autre idée est de noter chaque soir cinq événements qui ont procuré du bonheur dans la journée. Les coucher sur le papier est une façon de montrer sa gratitude et de voir les côtés positifs de la vie.
Après une expérience personnelle, Tal Ben-Shahar a inventé sa théorie du hamburger. Selon lui, il existe plusieurs archétypes : l’archétype de l’hédonisme (profiter du présent sans penser aux conséquences sur l’avenir) ; l’archétype de l’arrivisme (penser aux bénéfices futurs en se privant de bonheur dans le présent) ; l’archétype du nihilisme (ne profiter ni du présent ni du futur). Ces trois archétypes ne rendent finalement pas heureux. Seul l’archétype bonheur permet d’être heureux dans le présent tout en agissant également pour un bonheur futur. Dans son exemple, manger un hamburger savoureux et sain (au lieu d’en manger trois trop gras) permet à la fois un bénéfice immédiat (le plaisir) et futur (celui de ne pas grossir ou être malade). Il est bénéfique de « raisonner en ces termes : comment faire pour être heureux maintenant et plus tard ? » (p. 65).

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03Le bonheur comme capital suprême
L’auteur aborde ensuite la notion de bonheur comme capital suprême. Pour ce faire, il invite les lecteurs à se demander ce qui vaut pour eux tout l’or du monde. En toute honnêteté, Tal Ben-Shahar avoue que l’argent peut aider au bonheur mais qu’il n’en est ni le garant ni l’élément central. Des études ont d’ailleurs prouvé qu’il n’y a qu’un très faible lien entre richesse et bonheur, pourtant bon nombre en sont encore persuadés. Accumuler du matériel pousse à passer à côté de l’essentiel, c’est tout bonnement un leurre. Le psychologue parle même de faillite affective dans les sociétés matérialistes qui voient leurs citoyens souffrir de dépression et d’angoisse.
Se fixer des objectifs qui ont du sens et apportent du plaisir est l’une des clefs du bonheur. L’idéal est de savoir plus ou moins où l’on va tout en savourant le moment et le lieu où l’on est. « Mon approche consiste moins à atteindre des buts qu’à en avoir, tout simplement » (p. 120). Il ne faut pas penser que le bonheur arrivera lorsque ces buts seront atteints, mais au contraire jouir dès à présent du chemin qui y mène et qui doit aussi être source de plaisir. Les objectifs autoconcordants « sont les buts que l’on se donne par pure conviction personnelle et/ou par le fait d’un intérêt très marqué pour tel ou tel domaine » (p. 122) : ces objectifs doivent être des choix personnels et non des choix imposés par les autres. À plusieurs reprises, l’auteur évoque les facteurs extrinsèques (comme le statut social, l’argent…) et les facteurs intrinsèques (développement personnel), les seconds étant les plus aptes à procurer un bonheur réel.

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04Le bonheur en pratique
Tal Ben-Shahar axe son propos sur trois points principaux : le bonheur dans l’éducation, dans le travail et dans les relations amoureuses. Dans la société, il existe un préjugé sur le travail profondément ancré dans les mentalités : travail = labeur et souffrance. Finalement ces préjugés empêchent les enfants et les adultes de s’épanouir et d’être heureux à l’école et au travail.
Au modèle souffrance / soulagement (motivés par la peur de l’échec, les élèves se sentent heureux et libérés une fois les examens passés), l’auteur préfère le modèle sens / plaisir qui développe le bonheur d’apprendre et de découvrir tout en pourquoi pas récoltant de bons résultats. Pousser les enfants au-delà de leurs limites ou a contrario les protéger en leur offrant une vie privilégiée sans contraintes ne les aide pas à éprouver de la satisfaction.
Aux États-Unis, seulement 50 % des employés sont satisfaits de leur travail. Trouver sa vocation, être payé pour faire ce que l’on aime, voilà le rêve de toute personne ! Il y a ceux qui voient leur métier comme un simple emploi à accomplir par obligation en attendant les week-ends et les vacances ; il y a ceux qui mènent une carrière avec pour facteurs extrinsèques le pouvoir, le prestige et l’argent ; et pour finir il y a ceux qui y voient une réelle vocation. Pour ces derniers, ce sont les facteurs intrinsèques qui dominent et les objectifs sont alors autoconcordants, naissent de notre désir. Même s’il n’est pas évident de trouver un emploi parfait, il faut tout de même se poser ces trois questions : Qu’est-ce qui a du sens pour moi ? Qu’est-ce qui me fait plaisir ? Quels sont mes atouts ?

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05Méditations sur le bonheur
Tal Ben-Shahar pense qu’il faut faire choses parce que cela rend heureux, et en ce sens l’égocentrisme n’est pas blâmable. Pour lui la bienveillance est un élément essentiel de la vie car elle procure du bonheur aux autres et à soi-même ! Égocentrisme et bienveillance sont sa première méditation. En deuxième méditation, le psychologue évoque les accélérateurs de bonheur – ces petits moments de bonheur qui permettent de transformer l’état d’esprit positivement. Il faut les protéger et instaurer le changement pour que ces moments soient de plus en plus nombreux. Mais, à l’inverse, il rappelle que la vie est faite de phases d’insatisfactions. Si c’est normal, il ne faut pas pour autant s’y résigner.
En troisième méditation, Tal Ben-Shahar pousse à voir au-delà de la griserie passagère. L’erreur de la moyenne est de penser que la profondeur du bonheur est prédéterminée. Bien entendu, il y a les dispositions naturelles et tous les évènements que l’on ne contrôle pas, mais cela ne doit pas être un frein à ce bonheur profond. Il n’y a pas de limite au bonheur, et au contraire, c’est « un processus sans fin d’épanouissement et d’évolution personnelle » (p. 210). En quatrième méditation, le psychologue propose de laisser briller notre lumière, de la laisser entrer ! Dans la société, l’idée même du bonheur semble être tabou, censurée. Pourtant bien au contraire, il faut apprécier son soi-central, estimer qu’on a le droit d’être heureux, pour ensuite pouvoir l’être. « Le refus des bonnes choses qui nous arrivent mène tout droit au malheur, et puisque nous sommes toujours malheureux malgré les sources potentielles de bonheur, il mène aussi au défaitisme » (p. 217).

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06Conclusion
Tout en rappelant à plusieurs reprises que dans certaines situations, certains pays ou certains moments de la vie, la quête du bonheur n’est pas possible, Tal Ben-Shahar au fil des pages pousse son lecteur à s’interroger sur sa propre existence.

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07Zone critique
Spécialiste mondial de la psychologie positive, le brillant professeur Tal Ben-Shahar donne des clefs et des outils pour apprendre à être heureux. Son propos est très accessible, ses introspections et ses exercices à la portée de tous.

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08Pour aller plus loin
Ouvrage recensé
– L’Apprentissage du bonheur, Paris, Pocket, 2011.

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