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How to Get Rich

How to Get Rich

Felix Dennis

Un récit d'enrichissement sans complaisance

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Description

En 2006, un homme de soixante ans, propriétaire d'un empire de magazines valant plusieurs centaines de millions de livres, s'assoit pour écrire un manuel destiné à ceux qui veulent devenir riches. Jusque-là, rien d'original. Sauf que Felix Dennis, fondateur du groupe Dennis Publishing et du magazine Maxim, ne raconte pas une success story lissée. Il ouvre par une phrase qui déroute : la plupart des gens qui liront son bouquin n'y arriveront pas, et une bonne partie feraient mieux de ne même pas essayer.

Dennis n'est pas un consultant qui vend des séminaires. C'est un décrocheur scolaire, ancien hippie, poète à ses heures, qui a bâti sa fortune presque par accident dans la presse magazine des années 1970, planté quelques affaires au passage, connu la drogue et les excès, et fini par valoir, à un moment, plus de sept cents millions de livres. Son livre, écrit noir sur blanc, n'a rien du feel-good. Il énumère les qualités qu'il faut, la douleur qu'on encaisse, et ce que l'argent, une fois qu'on l'a, ne rembourse pas.

C'est cette absence totale de vernis qui fait tenir le texte. Là où le genre carbure à la promesse et à la formule magique, Dennis démonte pièce par pièce les mensonges qu'on se raconte sur l'argent — le sien compris. Il écrit en homme qui a gagné, et qui regarde derrière lui sans se mentir sur ce que la course lui a coûté.

La question que l’on se pose : Qu'est-ce qu'un homme devenu très riche a vraiment à dire à ceux qui veulent le devenir, quand il refuse de leur mentir ?Ce que l’on va voir : Le parcours cabossé de Dennis, ses règles crues sur la peur, le talent et la propriété, et l'aveu final sur ce que la fortune n'achète jamais.

Sommaire

01

Chapitre 1 — Un décrocheur qui n'avait rien à perdre

Felix Dennis naît en 1947 dans la banlieue de Londres, dans une famille modeste quittée tôt par le père. Élève médiocre, il abandonne l'école, traîne dans les groupes de blues, se rêve batteur puis poète. Rien, dans ce départ, n'annonce l'homme d'affaires. Et c'est justement le point de départ de sa thèse : il n'avait rien, donc rien à protéger. Ceux qui ont déjà un peu à perdre — un bon salaire, une réputation, un confort — hésitent au moment de tout miser. Le gamin sans filet, lui, saute.

À la fin des années 1960, il tombe dans la presse underground en co-dirigeant le magazine Oz, qui lui vaut un procès pour obscénité resté célèbre. L'affaire ne le ruine pas, elle lui apprend une chose : il n'a pas peur du bruit, ni du regard. Quand le marché des posters et des magazines de fans explose au début des années 1970, Dennis flaire le filon. Il lance des publications sur Bruce Lee, sur le kung-fu, sur tout ce qui accroche une jeunesse que les grands éditeurs snobent.

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02

Chapitre 2 — La peur de paraître pauvre, ce sabordage

Le cœur du livre tient dans une idée que Dennis répète comme un refrain : ce qui empêche la plupart des gens de s'enrichir, ce n'est pas le manque de talent ni de chance, c'est la peur. Et pas seulement la peur de l'échec — la peur bien plus sournoise de paraître ridicule, de perdre la face, de renoncer au confort d'un salaire régulier. Cette peur-là est un sabordage : elle pousse à garder l'emploi rassurant plutôt qu'à monter sa propre affaire, à préférer la sécurité du statut à l'inconfort de la propriété.

Dennis y ajoute un piège plus subtil : la peur de paraître pauvre. Beaucoup dépensent pour donner l'image de la réussite — la belle voiture, l'adresse, le costume — avant même d'avoir bâti quoi que ce soit. Ils confondent avoir l'air riche et l'être. Or ces dépenses de façade grignotent le capital qu'il faudrait réinvestir. Le vrai candidat à la fortune, selon lui, accepte de vivre en dessous de ses moyens pendant des années, quitte à passer pour un radin, parce qu'il sait où va chaque livre : dans l'affaire, pas dans le décor.

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03

Chapitre 3 — Chasser le talent, posséder les parts

Une fois passé le cap de la peur, Dennis livre ce qu'il tient pour le vrai levier de l'enrichissement, et il tient en un mot : la propriété. Toute son expérience se résume à une obsession — posséder les parts. Un salaire, même généreux, ne rend jamais riche : il paie le loyer et achète du confort, mais la richesse se loge dans le capital, dans le fait de détenir l'entreprise, la marque, les droits. Il raconte avoir refusé, jeune, de vendre trop tôt des participations qu'il ne comprenait pas encore, et avoir compris avec les années que céder ses parts revenait à céder son avenir.

D'où sa règle la plus dure envers ses collaborateurs : Dennis paie bien, mais il ne partage l'actionnariat qu'avec parcimonie, et sans culpabilité. Il le formule crûment — pour devenir riche, il faut garder pour soi le plus gros morceau du gâteau, même quand ceux qui l'ont fabriqué avec vous en réclament davantage. Ce n'est pas confortable à lire, et il ne prétend pas que ce le soit. C'est, dit-il, la mécanique nue de l'accumulation.

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04

Chapitre 4 — Ce que l'argent ne rembourse pas

Le paradoxe du livre est là : un homme riche consacre son dernier chapitre à démonter la valeur de la richesse. Dennis ne joue pas les faux modestes qui prétendent que l'argent ne compte pas — il en a voulu, il l'a poursuivi, il l'a eu. Mais il refuse de laisser croire que la fortune répare une vie. Il énumère, sans lyrisme, ce qu'elle ne procure pas : elle n'achète pas le temps qu'on ne rattrapera plus, ni les amitiés qu'on a sacrifiées, ni la santé qu'on a brûlée en route, ni la certitude d'être aimé pour soi.

Ce dernier point le hante particulièrement. Une fois riche, écrit-il, on ne sait jamais tout à fait pourquoi les gens s'approchent. Les relations se teintent d'un doute permanent, chacun devient un demandeur potentiel, et l'isolement se creuse à mesure que le compte grossit. Dennis raconte ses années de dérive, la drogue, l'alcool, les excès qu'il ne romantise pas — il les présente comme le symptôme d'un vide que l'argent avait promis de combler et n'a pas comblé.

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05

Conclusion

Le manuel d'enrichissement de Felix Dennis finit là où aucun manuel n'ose aller : dans l'aveu que le but atteint ne valait peut-être pas entièrement la course. Il tient pourtant sa promesse, en cela qu'il livre une mécanique cohérente — oser tôt, sortir de la peur, réinvestir plutôt que paraître, garder les parts, chasser le talent sans le confondre avec l'amitié. Rien de tout cela n'est faux, et Dennis a la fortune pour le prouver.

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