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High performance habits

High performance habits

Brendon Burchard

Six habitudes des très performants

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Description

En 2017, Brendon Burchard sort High Performance Habits. L'homme n'est pas un universitaire, c'est un des coachs les plus lus des États-Unis, et il vient de passer une décennie à former des dirigeants, des athlètes et des entrepreneurs. Sauf que cette fois, il ne se contente pas de son intuition. Sa société, High Performance Institute, mène ce qu'il présente comme la plus grande étude jamais conduite sur les gens qui réussissent durablement — des dizaines de milliers de questionnaires, des données croisées avec des mesures de bien-être et de résultats. La question de départ tient en une phrase : pourquoi certaines personnes performent-elles au-dessus de la moyenne, année après année, dans plusieurs domaines à la fois, sans se cramer ?

La réponse qu'il tire de ces données est presque décevante tellement elle est sobre. Pas de gène caché, pas de QI hors norme, pas de talent qu'on aurait à la naissance ou pas. Ce qui distingue les très performants, selon lui, ce sont six habitudes — six comportements délibérés, mesurables, qu'on peut apprendre et installer. Il les appelle les six HP habits. Et il insiste : ce ne sont pas des astuces de productivité, pas des routines matinales à la mode, mais des manières d'orienter son attention et son énergie qui prédisent la réussite mieux que le talent brut.

Le pari du bouquin est là. Si la performance est faite d'habitudes, alors elle se travaille. Reste à savoir lesquelles comptent vraiment, et pourquoi celles-là plutôt que les mille conseils qui circulent déjà partout.

La question que l’on se pose : Qu'est-ce qui sépare vraiment les personnes qui réussissent durablement des autres — et est-ce que ça s'apprend ?Ce que l’on va voir : Ce qui, dans les données de Burchard, distingue les très performants, et pourquoi il en fait des habitudes plutôt qu'un don.

Sommaire

01

Chapitre 1 — Trois besoins avant les six habitudes

Avant de dérouler ses six habitudes, Burchard pose un cadre. Pour lui, la performance durable — ce qu'il appelle high performance, par opposition à la réussite ponctuelle — repose sur trois besoins fondamentaux qui reviennent dans tous les profils qu'il a mesurés. Le besoin de se sentir vivant et engagé, le besoin de progresser vers quelque chose qui compte, et le besoin de contribuer à un ensemble plus grand que soi. Tant que ces trois moteurs tournent, la personne tient dans la durée. Quand l'un lâche, la performance s'effondre, souvent en silence.

Ce qui l'intéresse, c'est justement la durée. Beaucoup de gens explosent un objectif une fois, puis retombent. On peut réussir un lancement, une saison, un trimestre, sur de l'adrénaline ou de la peur. Mais tenir dix ans à un haut niveau dans plusieurs pans de sa vie — travail, santé, relations — sans s'effondrer, c'est autre chose. C'est ce profil-là que Burchard prétend avoir isolé, et il note un point contre-intuitif : les très performants ne se disent pas plus stressés que la moyenne. Souvent, ils se disent plus heureux.

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Chapitre 2 — La clarté et l'énergie — les moteurs internes

La première habitude, celle que Burchard place devant toutes les autres, c'est la clarté. Pas la clarté au sens vague de « savoir ce qu'on veut dans la vie », mais une pratique quotidienne. Les très performants, dit-il, se demandent régulièrement qui ils veulent être, comment ils veulent interagir avec les autres, et ce qui compte vraiment dans ce qu'ils font. Ils ne découvrent pas leur mission dans un éclair une fois pour toutes ; ils la ré-interrogent en continu, presque comme un rituel. Burchard parle d'une clarté qui se génère activement, jour après jour, plutôt qu'une clarté qu'on attendrait de recevoir.

Le point fort de son argument, c'est la notion d'intention projetée. Avant une réunion, un appel, un entraînement, les très performants se demandent : qui je veux être dans les cinq prochaines minutes, quelle énergie je veux amener, quel effet je veux produire ? Cette anticipation minuscule change, selon ses données, la qualité de ce qui suit. La plupart des gens entrent dans leurs journées en réaction ; les performants y entrent avec une direction déjà posée.

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Chapitre 3 — La nécessité et l'audace — les moteurs qui poussent

La troisième habitude porte un nom que Burchard revendique comme central : la nécessité performative. C'est le sentiment qu'on doit accomplir ce qu'on fait — que ce n'est pas une option, mais une obligation intérieure. Cette nécessité vient de deux sources. Une source interne : les standards qu'on s'impose, l'identité qu'on veut incarner, l'idée qu'on refuse de se décevoir. Et une source externe : les gens qui comptent sur nous, une échéance réelle, une cause plus grande. Les très performants, dit-il, alimentent délibérément ce sentiment d'enjeu au lieu d'attendre qu'il vienne. Ils s'entourent, se fixent des rendez-vous, se rappellent pourquoi ça compte.

Vient ensuite la productivité, qu'il redéfinit à sa façon. Être productif, chez Burchard, ce n'est pas cocher un maximum de cases — c'est produire ce qu'il appelle des prolific quality output, les livrables qui comptent vraiment dans son champ. Un écrivain est jugé sur ses livres, pas sur ses mails ; un chercheur sur ses publications, pas sur ses réunions. Les performants identifient les quelques productions qui définissent leur valeur et y consacrent l'essentiel de leur attention, quitte à dire non au reste. Il insiste aussi sur le fait de rester à niveau, d'investir dans ses compétences plutôt que de foncer sans jamais s'améliorer.

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04

Chapitre 4 — Ce que la performance dit de la volonté

La sixième et dernière habitude est peut-être la plus révélatrice de tout le projet : le courage. Burchard le place en clôture parce que, selon lui, les cinq autres ne servent à rien sans la disposition à agir malgré la peur, l'incertitude et le risque de rater. Ses données montrent que les très performants ne sont pas moins anxieux que les autres devant l'inconnu ; ils avancent quand même, plus souvent, et ils en tirent de la confiance. Le courage n'est pas l'absence de peur, c'est une habitude d'action qui se renforce à l'usage.

Mis bout à bout, les six comportements dessinent une thèse qui va au-delà du développement personnel. Si la performance durable tient à la clarté, l'énergie, la nécessité, la productivité, l'influence et le courage, alors elle n'est pas un privilège de départ. C'est un ensemble de décisions renouvelées. Burchard déplace ainsi la question habituelle. On demande d'ordinaire qui a le talent, le bon profil, la bonne étoile. Lui répond que la question utile est plutôt : qu'est-ce qu'on choisit de faire, aujourd'hui, dans la façon d'orienter son attention.

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05

Conclusion

Au fond, ce que Burchard tire de ses dizaines de milliers de questionnaires n'est pas une recette secrète mais un déplacement de regard. Les très performants ne sont pas des surdoués qui carburent à part ; ce sont des gens qui, plus souvent que les autres, se demandent où ils vont, comment ils veulent y aller, et pour qui. Clarté, énergie, nécessité, productivité, influence, courage : six habitudes qui ont en commun de reposer sur une décision, pas sur un don.

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